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SUR LES PAS DE DELGRES

Dernière mise à jour : 23 juin

Commémoration des évènements de 1802

Dimanche 12 MAI 2024


3H30 – RDV devant la mairie pour les sportifs aguerris et un parcours annoncé de niveau difficile.

 

Pour nous, les adhérents de GWAD’ANBA BWA et pour tous ceux qui souhaitaient faire partie du 2ème départ, une randonnée de difficulté moyenne :

 

5H30 - Rendez-vous au pipirit chantant devant la mairie de SAINT-CLAUDE. Parmi les participants à cette manifestation traditionnelle organisée par la municipalité qui en est à sa 16ème édition, certains l’attendent chaque année quand d’autres la découvrent aujourd’hui,  mais tous sont portés par la même flamme : marcher sur les pas de Delgrès en hommage à une page historique de l’île.

Il faut bien comprendre que cette marche n’est ni une épreuve sportive, ni une compétition quand bien même serait-elle un défi personnel pour quelques uns.

 

Jusqu’à 06H15 – Accueil par Madame Le Maire et son équipe pour les formalités de participation à cette marche : récupération des numéros de dossard à épingler, T-shirts et casquettes rouges offerts aux encadrants ainsi qu’une timbale en plastique avec son cordon. Les gaies retrouvailles des habitués et  le dernier pointage incontournable des participants se terminent par la montée dans le grand bus dédié au transport jusqu’au niveau du rond point de la grande bouteille de CAPES, sur le parking du  Syndicat d’initiative de Gourbeyre.


Affiche de l'événement

  

Au Syndicat d’Initiative de Gourbeyre

 

Sans compter Patrice, notre guide, qui est dans le QG de l’organisation, nous sommes 9 membres-encadrants de Gwad’Anba Bwa, dont 2 infirmiers avec Patrick et Mira. Les participants sont répartis en groupes de 10. Les consignes sont données et les points de ravitaillement précisés.  Des pièces numérotées d’un puzzle à reconstituer à partir d’un tableau de peintre local commémorant l’événement de 1802 sont distribuées.  Cette reconstitution étant prévue à l’étape-halte de la mairie de Saint-Claude vers midi, avec tous les marcheurs des 2 groupes.

 

Parcours : Montée du Palmiste – Bassin bleu – Traversée du Galion – Dugommier – Parnasse (chez M. LAFLEUR) – Bourg de Saint-Claude -  Matouba (D’Anglemont) où, nous dit  Madame le Maire, un déjeuner nous attendra, un repas traditionnel composé de choux et queues à cochon, ziyanm et poyos.

 

 


Gwad'Anba Bwa au départ !

Les photos de départ sont prises. Nous voilà lancés sur la montée de Palmiste (à proprement parlé, la partie la plus pentue de notre progression).

 

 Au  Bassin bleu.

 

 Là, nous sommes accueillis par les bénévoles de l’organisation avec un ravitaillement visant à requinquer les uns et les autres. Des oranges en quartiers, des tranches de melons et de pastèques, de belles bananes mûres à point offrent leurs jolies couleurs à nos envies de vitamines, et autres bonnes choses … ! Les petites bouteilles d’eau sont prêtes à être attrapées pour étancher les soifs et redonner de l’énergie. Certains pensent que, l’auraient-ils su, ils ne se seraient pas chargés de provisions qui alourdissaient les sacs-à-dos et leur rythme de marche … Mais regret fugace, tant la bande est joyeuse et l’émulation grande.

 

 Regroupement et reprise de la marche, l’objectif étant d’arriver jusqu’au Matouba en passant par la maison de Monsieur LAFLEUR (historien et membre de la Société d’Histoire de la Guadeloupe qui nous relatera cette page d’histoire).

 

 

A la maison LAFLEUR (Parnasse)

 

Nous nous essaimons dans le jardin magnifique de notre hôte tout en restant à portée de sa voix qui nous retrace l’épopée de DEGRES qui avait voulu éviter les troupes de RICHEPANCE. Un autre ravitaillement très agréable nous attendait pour reprendre des forces et nous comprenons que cette halte  n’est pas posée par hasard mais bien parce que les troupes de DELGRES étaient passées par là, avant de continuer sur le Matouba où ils se sont faits sauter au cri de « Vivre libre ou mourir ! »

 


La fresque

Reconstitution de la fresque devant la mairie de Saint-Claude

 

Moment d’émotion où, au rythme des tambours-ka du groupe carnavalesque VOUKOUM, les numéros des pièces du puzzle sont appelés pour reformer la peinture sur bois énigmatique. Ensuite reprise de la marche, avec le groupe coloré et cadencé de VOUKOUM, bannière au vent, grossi de tous les marcheurs et de ceux qui, moins enclins à l’effort physique, souhaitaient tout de même être de la dernière partie de cette belle journée et profiter du moment de partage de la dernière page de DELGRES et de ses 300 hommes qui avaient péri au nom de la liberté. 

 


Les pitits Gwad’Anba Bwa (Trombinoscope de la mission)


Déboulé avec VOUKOUM

A l’habitation d’Anglemont

 

Sur ce site, c’était l’habitation de Madame de SURVILLE. DELGRES y était venu parce qu’il y disposait d’une vue imprenable stratégique et panoramique. Il a donc pu y organiser sa défense. Monsieur LAFLEUR évoque la dernière journée de DELGRES avant la décision héroïque du sacrifice. Moment d’émotion. 

 

 

 

L’heure du partage

 

Des chapiteaux étaient dressés, des tables aux nappes gaies attendaient les convives qui se mettaient en file indienne pour aller quérir leurs assiettes et les garnir qui d’un bon colombo de poulet accompagné de riz, qui de queues de porc et choux-sauce chien voisinant avec igname, patate douce et poyo. L’appétit était bien là, les langues se déliaient et les fourchettes engageaient la conversation avec les mets. Le repas était très bon ! Nous avons même eu la surprise et le plaisir de retrouver un ancien de Gwad’Anba Bwa, reparti sous d’autres cieux, il y a quelques années, Stéphane qui revenait pour des vacances au pays.

 

A l’heure du bilan provisoire, tout s’est très bien passé. Pas d’incident, ni d’accident à déplorer. L’organisation est bien rodée donc à l’année prochaine !

 

 


Notre Parcours

 Texte : Alice COURBET

Photos : Patrick JOURDAIN

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