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Sentier de Bois Jolan à  SAINTE- ANNE

Dimanche 21 avril 2024


C’est toujours une constante, lorsqu’une marche est programmée, de s’intéresser au temps qu’il va faire le jour de la sortie … Pour ce dimanche, le scepticisme s’était invité via une météo prévoyant des pluies intempestives, mais notre  détermination n’était pas découragée.  Murielle et famille, partis sous le déluge à Baie-Mahault nous annonçaient par sms : « Il fait beau à Marly, Sainte-Anne ! »

 

C’est ainsi que notre regroupement à Bois Jolan se fit dans la joie et le soulagement : Il faisait beau ! Moins nombreux que d’habitude (nous n’étions que 22), nous avons fait cercle autour de notre Président Pascal qui avait une série d’informations à diffuser :

 

  • La manifestation du parcours du souffle (ex. Karuasthme) n’aurait pas lieu cette année.

 

  • Invitation est faite aux membres de Gwad’ Anba Bwa de s’inscrire comme accompagnateurs pour la commémoration de l’épopée Louis DELGRES, le 12 mai. 1802-2024 … Il y a 222 ans !

 

  • S’en est suivi un descriptif des 2 parcours proposés pour cette journée-là.

 

  • La dernière sortie-randonnée de notre association, pour le 02 juin est confirmée et les modalités portées à la connaissance de tous.

 

A 8H, notre guide Patrice a pris la tête de file et la randonnée était lancée sur le sentier du littoral ! La plage de Bois Jolan apparaissait, magnifique, la mer splendide entre les cocotiers qui berçaient leurs palmes au rythme de la brise marine. On eut pu dire que leurs troncs formaient de loin des lettres-bâtons que notre mascotte de 6 ans, le petit Ethan aurait pu s’amuser à épeler … Et vous, combien de lettres voyez-vous, sur cette photo ?


Plage de Bois Jolan

Nous sommes étonnés par une longue trace dans le sable, comme si quelqu’un avait creusé une rigole assez large pour un écoulement d’eau … En fait, Patrice nous explique qu’il s’agit de la trace laissée par des bœufs-tirant que l’on entraîne à porter du poids pour certaines compétitions.



Boeuf tirant au travail

Trace de Boeuf tirant

Nous apercevons au loin les ruines du moulin de Gissac. Nous côtoyons plusieurs pieds de raisiniers bord de mer, chargés de belles grappes de fruits, ce que nous ne voyions plus depuis de nombreuses années … Notre marche nous emmène à travers champs ensuite et toute une série de mares vont se succéder sur notre chemin, au moins une dizaine. Si les animaux cornus étaient rares et paisibles, une symphonie se jouait dans les grands arbres : des oiseaux chantant, pépiant, tapant, criaillant, captant notre attention. Le jeu était de reconnaître les auteurs de cet orchestre animalier.

Les pias dont Patrice se met à imiter le chant et qui détaille leurs habitudes de vie,  les jaunettes que  Patrick J. décrit en observateur avisé, le vacher-luisant qui fait comme le coucou en s’installant dans des nids qu’ils n’a pas fabriqués.

 

N.B. Le Vacher luisant qui habite pratiquement toute l’Amérique du sud, a récemment colonisé les Antilles. C’est un parasite généraliste. Ce Molothrus bonariensis, - que j’ai envie de renommer  « Malotru bon-à-rien » - a parasité un total de 232 espèces d'oiseaux, semble t-il. De toutes ces espèces, 74 ont été observées élever les jeunes de ce vacher.

 

Nous dépassons une petite embouchure qui expose dans son eau saumâtre quelques poissons morts, victimes de la pollution certaine des eaux descendues des habitations.

 

Nous avons ensuite tranquillement cheminé à travers tantôt des champs exposés au soleil offrant à notre vue, ici un baobab, des champignons blancs nés des dernières pluies, des œufs d’iguane qui n’ont pas échappé à l’œil de Nagi,  là des manguiers qui commençaient à se délester de leurs fruits maintenant délaissés par la jeune génération, et tantôt des champs sous frondaison, procurant une fraîcheur fugace après les piqûres du soleil que nous ne pouvions pas regretter car c’eut été regretter le beau temps qui nous accompagnait.

                      


A travers champ

 

Une des nombreuses mares

 

A un moment, juste au sortir des champs,  nous sommes tombés sur un groupe d’hommes réunis devant une petite cabane (ou était-ce un hangar ?). Visiblement, ils étaient là à deviser, profitant d’un dimanche calme, à jeter la blague, certainement. Une grosse grappe de cocos à l’eau était par terre et l’un d’entre eux, d’un certain âge,  maniait avec dextérité un coutelas,  entamant savamment l’écorce du coco, par coups successifs,  jusqu’à arriver au plus près de la noix qui se révéla par un œil de crème de coco que prestement le coupeur de coco énucléa. Il tendit généreusement ce premier coco à l’un d’entre nous qui ne se fit pas prier pour l’attraper et dans un renversement de la tête, gorge offerte à l’eau fraîche et sucrée, la savoura pleinement … puis consentit à partager avec un autre, puis un autre … Notre gentil coupè d’ coco en offrit quelques autres, sans rien attendre en retour, comme « an tan lontan » ou le plaisir de donner était si plein de délicatesse et chose si naturelle …

 

Retour à notre point de départ : la superbe plage de Bois Jolan.

Montre arrêtée sur un parcours de 2h30, pot de l’amitié partagé, les participants se sont dispersés laissant sur la plage un groupe de marcheurs profitant des bienfaits d’un bain de mer relaxant.

 

Prochain rendez-vous le 12 mai à SAINT-CLAUDE, pour l’épopée DELGRES !

 

Texte : Alice COURBET-ASSELOS

Photos : Pako KAWAMURA

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