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Littoral de Vieux Habitants ( Mamalier)

Dernière mise à jour : 20 mai 2023

Dimanche 26 FÉVRIER




C'est sur la plage de l’Etang que nous nous sommes retrouvés pour se compter 21 au départ de cette balade sur cette partie du littoral de la Côte-sous-le Vent. Un temps magnifique nous prédisposait à une balade très sympathique. Michel est notre guidé dédié (résidant depuis plus de dix ans dans cette région), il en connaît bien des traces !



Il annonce un parcours en deux temps, depuis la plage :

  • d’abord à gauche, pour aller en direction du centre bourg, balade d’environ 1h (aller et retour), pour revenir au point de départ

  • ensuite à droite, pour entrer dans la zone sèche ou xérophile qui couvre les pentes de la Basse-Terre entre 300 et 500 m d’altitude en Côte sous le Vent. Même estimation de temps…


Sur le premier tronçon de notre randonnée, nous arrivons à un espace d’aménagement qui devait accueillir une marina, projet lancé il y a plus d’une vingtaine d’années nous dit Reinette qui a vécu très longtemps à Vieux-Habitants et qui en connaît des pans d’histoire. Projet de marina qui fut abandonné car, à la réflexion semble t-il, c’était trop loin de la mer (sic).


Pascal, notre Président, attire l’attention de tous en rappelant que « sous les galets, à Vieux-Habitants comme aux Saintes, on peut trouver des scorpions ! » Le « Aïe mon dieu ! » d’une participante ponctue son annonce et calme les envies d’aller retourner quel que galet que ce soit !

Des poules d’eau qui font un petit concert pour accueillir ce matin lumineux, trois dormeurs-campeurs (espèce peu proliférante, ah ! ah !) qui se retournent sur leurs nattes pour nous regarder avec des yeux froissés par le sommeil, des lianes qui piquent qui nous demandent en péage de les écarter délicatement de notre chemin… Quelques pièges à crab’ avec coco ou carambole (pourtant Pâques est un peu loin !)

Il a bien fallu se mouiller un peu les pieds !



Cette photo atteste du temps radieux !


Nous passons devant « l’îlot », nous commente Reinette, là où les gens du coin venaient pour passer un moment ou des vacances, en famille. Ils avaient fabriqué des petites cahutes, planté plein de choses, créé des petits jardins et Fiona a tout emporté !



C’est au niveau de la plage de Simaho et de ses restaurants proposant des plats typiques à des prix très abordables que nous faisons demi-tour, en laissant derrière nous la forêt de mangrove.

Après une petite halte pour se rafraîchir le gosier et s’hydrater, récupérer au passage, dans sa voiture qui ses lunettes de soleil, qui sa casquette, nous redémarrons dans l’autre sens, comme annoncé, pour aborder la forêt sèche. La trace est bordée de surettiers (la période des pommes-surettes c’est plutôt durant les grandes vacances) et de tamariniers chargés de fruits, ces longues gousses d’un marron velouté.

La coque assez fine et cassante offre une fois ouverte, une rangée de graines entourées de pulpe acidulée et sucrée. C’est cette pulpe gluante et visqueuse qui renferme tous les bienfaits de ce fruit aux faux airs de grosse cacahuète.



Michel nous fait découvrir une aire de décollage et d’atterrissage d’aéromodélisme où les passionnés de tout ce qui vole viennent pratiquer leur sport et loisir, le samedi.


Il nous montre aussi, de loin, ce qui reste d’une cocoteraie où, autrefois, la plantation de cocotiers étaient destinée à la fabrication du savon (d’où l’ex pression et la chanson d’antan « Baye coco pou savon », ce qui tout naturellement se comprenait comme « Donne tes cocos et en échange tu auras du savon ! » , ou encore pour juste indiquer un échange de bon procédé.


Au fait, dans notre groupe de randonneurs et de randonneuses il y a quand même quelques grands-pères et grands-mères … Alors voici un lien pour leurs petits-enfants et les curieux … Les comptines biguines et chocolats de Magguy Faraux.




Plus loin, ce sont quelques cotonniers qui attirent notre attention avec leurs fleurs de couleurs différentes signifiant leurs différents stades de vie.

C’est Patrick qui, comme toujours très didactique, mais en passionné de la nature, surtout la végétation tropicale qu’il a découverte ici, nous explique …


Cet arbuste produit des fleurs blanches proches de l’hibiscus ou du catalpa. Elles peuvent être aussi blanc crème (comme celles que nous avons vues) ou jaunes et deviennent rosé ou violacé, avec le temps. Leur durée de vie est assez courte (24h).

Petit zoom sur l’histoire ancienne, les cotonniers, à l’époque de l’esclavage étaient plantés et cultivés à hauteur d’hommes pour faciliter la cueillette des flocons, comme pour les lavandes en France ou les grozéyers-péyi.


Ce qu’il a de remarquable c’est que lorsqu’elles meurent, les pétales se referment alors comme pour protéger leur cœur de fleur (pourpre pour certaines espèces) avant de donner naissance à des capsules, les fruits, qui contiennent des graines entourées de fibre blanche … le coton ! … Qui va se transporter partout avec le vent.


Même ordonnancement que pour les giraumons, à savoir que lorsqu’on a dans son jardin une belle fleur femelle de giraumon – plus rare que les fleurs mâles (on la distingue de la fleur mâle par ce qu’elle est en forme d’étoile et par en –dessous du calice elle a une petite boule, comme un mini fruit) – on cueille une fleur mâle et on s’en sert pour délicatement féconder la fleur femelle. Ainsi, on aide la nature qui manque parfois d’abeilles pour opérer cette magie de la fécondation qui donnera le fruit.


Les tables de pique-nique, au niveau du terrain de football de Marigot, vont nous inviter à une petite halte. Au-delà, nous dit Christine, il y avait naguère une petite unité de sucrerie.


Autre anecdote, l’Union Européenne avait financé des travaux d’aménagement sur cette partie du littoral. Il y en avait eu pour 1.5 millions d’euros et malheureusement, juste après la tempête Maria (2017) est passée et a tout dévasté !!!


Nous avons refait le chemin en sens inverse pour reprendre nos véhicules et c’est alors que, nous avons croisé, toute une colonie de marcheurs se déclarant gaiement de l’AFTG - Association France Télécom de Guadeloupe (de joyeux retraités en balade dominicale).


C’est sur cette note dynamique, par temps radieux que nous nous sommes séparés avec en tête la prochaine randonnée qui se fera sur DESHAIES ! Il était 10H20.


D’ailleurs ce n’était point la fin de la sortie pour tout le monde car certains avaient déjà abandonné leur tenue de randonnée pour une tenue de baignade plus légère, invités par une mer d’un bleu irrésistible.



Compte-rendu réalisé le 27 février 2023


TEXTE : Alice COURBET-ASSELOS

PHOTOS : Pascal KAWAMURA et les 2 de Catherine FATTORE

AUTRES PHOTOS : Notamment celles de Didier, sur notre site en maintenance





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